"L'oeuvre ne doit pas porter le sceau de son auteur, elle doit donner l'impression d'anonymat, comme un crime parfait (une idée brancusienne)."

Ion Nicodim, mars 1994 

 

 

 

Ion Nicodim (1932 - 2007), l'un des plus importants artistes roumains contemporains, a poursuivi tout au long de son parcours une quête effrénée d'expression de son identité dans de multiples langages plastiques : peinture, sculpture, céramique, tapisserie, installations...

 

Peintre de formation -et de coeur- Nicodim a sans cesse exploré les différentes voies qui s'ouvraient à lui, exprimant ainsi ses recherches intérieures, ses quêtes métaphysiques. Si durant sa jeunesse, il a abordé, au-delà de la peinture, la tapisserie et  la mosaïque, il s'est peu à peu tourné vers la fresque et surtout vers la sculpture -avec une prédilection pour le bronze- largement présente dans la deuxième partie de son parcours.

 

Les débuts ont été un foisonnement d'expériences puisant leurs racines dans l'art classique, mais aussi dans ses découvertes éblouissantes de la peinture européenne contemporaine, avec des références à Matisse, Cézanne, Bonnard ou Malevitch.

 

Assez vite, il va entreprendre des cycles autour de thèmes et sujets qui le marquent profondément. Initiée assez tôt avec une série d'oeuvres touchant à l'Histoire, la démarche se développera au travers du thème fétiche du "Lac tranquille" -directement inspiré des paysages de la Mer Noire-, de la suite des "Palettes" et des "Fenêtres orientales", de la série d'oeuvres sur le thème du  "Coeur", de l'ensemble de ses travaux en hommage au monde rural et agraire, ou encore des oeuvres traduisant sa quête de spiritualité.

 

Tout au long de sa carrière, l'artiste realise simultanément des travaux dans les différentes disciplines des arts visuels, mais à l'approche de la mort c'est à la peinture qu'il revient, de loin son plus pur mode d'expression.